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Le Conseil fédéral punit la branche automobile pour la réussite de la mobilité électrique

25.11.2021 / 15:23


Modification des dispositions sur le CO2 à court terme

  Berne, 25 novembre 2021

En plein milieu de la crise des puces, le Conseil fédéral met encore des bâtons dans les roues du secteur automobile avec la révision de l'ordonnance sur le CO2, qui entrera en vigueur au début 2022. Pour l'Association des importateurs suisses d'automobiles auto-suisse, il n'existe aucun doute que la modification à court terme des dispositions concernant le calcul des émissions de CO2 des parcs de voitures de tourisme neuves représente une charge financière supplémentaire pour l'ensemble de l'économie. En revanche, la suppression du phasing-in et des objectifs spéciaux s'appliquant aux constructeurs de petites séries et de niche n'aura pas d'impact sur les émissions de CO2 effectives des véhicules neufs, d'autant plus qu'en octobre, une voiture de tourisme neuve sur quatre était déjà équipée d'un moteur électrique.  

Comme l'a annoncé le Conseil fédéral, il a décidé à quelques semaines de l'entrée en vigueur de l'ordonnance sur le CO2 en 2022 d'y supprimer le phasing-in de 95 % pour les voitures de tourisme neuves, qui garantissait une introduction progressive des nouvelles valeurs cibles de CO2. En outre, le Conseil fédéral supprime également à court terme les objectifs spéciaux s'appliquant aux constructeurs de petites séries et de niche, bien que ceux-ci aient été repris de l'Union européenne, qui pour sa part maintient ces objectifs. Les deux changements n'auront guère d'effet sur la réduction du CO2, mais ils augmenteront les coûts, que payeront en fin de compte les clients. Il est quasiment impossible pour les constructeurs de changer à court terme les plans de production et de livraison établis de longue date, d'autant plus que la crise des puces et la pénurie des produits à semi-conducteurs y liée entraînent déjà des restrictions massives.

«Malgré le rejet de la coûteuse loi sur le CO2 par le peuple, le Conseil fédéral en revient à hausser les coûts», résume le porte-parole d'auto-suisse, Christoph Wolnik. «Notre secteur est déjà fortement touché par les conséquences de la pandémie du COVID-19 et de la pénurie actuelle des puces électroniques. La modification à court terme des dispositions sur le CO2 se traduira encore par des frais supplémentaires pour l'ensemble de l'économie au niveau de l'achat de véhicules, et ce en sus des effets de la crise des puces.» Pourtant, la Conseillère fédérale et ministre de l'environnement Simonetta Sommaruga avait souligné après l'échec de la loi sur le CO2 aux urnes que la future politique climatique devait se passer de nouvelles taxes et interdictions, mais qu'elle devait plutôt inciter à un comportement respectueux du climat.

Cependant, Christoph Wolnik ne trouve aucune incitation plus forte en faveur de la diffusion de véhicules à propulsion électrique dans le renforcement à court terme des dispositions sur le CO2 s'appliquant aux voitures de tourisme neuves: «En octobre, une voiture neuve sur quatre était un modèle électrique ou hybride rechargeable. Les importateurs ont donc pulvérisé l'objectif initial de la feuille de route, qui était de 15 % de véhicul  es «enfichables» en 2022. En remerciement de ses efforts pour la diffusion de la mobilité électrique, le secteur automobile suisse se voit jeter des bâtons supplémentaires dans les roues en plein milieu d'une période déjà très difficile.»

Informations supplémentaires:
Christoph Wolnik, porte-parole
T 079 882 99 13
christoph.wolnik@auto.swiss




Fin du communiqué aux médias


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